Le Conseil des ministres, réuni ce mardi à Bamako, a validé un plan d'urgence visant à rétablir la sécurité dans les régions du Centre, particulièrement touchées ces derniers mois par les attaques de groupes armés. L'annonce a été faite par le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga.
« Ce plan repose sur trois piliers : le renforcement des capacités opérationnelles de nos forces de défense et de sécurité, l'accélération des projets de développement local et le dialogue inclusif avec les populations », a-t-il précisé.
« La paix ne se décrète pas, elle se construit avec les populations. Notre priorité est de leur redonner confiance dans l'État. » — Colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement
Dans le volet sécuritaire, le plan prévoit le déploiement de nouvelles unités dans les cercles de Djenné, Mopti et Bandiagara, ainsi que le renforcement de la coopération avec les pays voisins pour mieux contrôler les frontières et les axes de circulation.
Les autorités insistent également sur l'importance d'impliquer les communautés locales et les leaders traditionnels dans la recherche de solutions durables. Des rencontres sont prévues dans les prochaines semaines avec les représentants civils et religieux.
Le plan d’urgence sera mis en œuvre dès cette semaine et fera l’objet d’un suivi hebdomadaire en Conseil des ministres.





